Le Groupe Mammalogique d’Auvergne (GMA) a lancé, dès 2014, une étude sur les contenus stomacaux de Raton laveur pour mieux cerner les ressources alimentaires exploitées par cette espèce exotique préoccupante pour l’Union Européenne. Une première étude sur 18 individus victimes de collisions routières vient d’être complétée par l’examen de 24 nouveaux spécimens.

Le régime est omnivore avec la consommation de végétaux sauvages (glands, prunelles, baie de lierre…) et cultivés (maïs, blé, tournesol, pommes, cerises…) ainsi que des proies animales allant du vers de terre, en passant par des insectes (carabes, géotrupes…), des écrevisses, des reptiles, des petits mammifères, jusqu’aux oiseaux. Ce bandit masqué est un opportuniste qui consomme des proies vivantes ou mortes. Pour en savoir plus sur le régime alimentaire du Raton laveur

Des échantillons des 42 individus collectés ont permis de contribuer à une étude génétique des populations présentes en France conduite par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) : l’apport de la génétique dans la compréhension de l’évolution des populations de ratons laveurs en France.

Pour l’Auvergne, un des trois foyers nationaux, la faible diversité génétique traduit le nombre limité d’individus fondateurs probablement échappés de parc zoologique. Leur origine outre-atlantique viendrait des bords du Mississippi.

Les résultats sont exposés dans un article de la revue Faune Sauvage de l’OFB en 2020. Pour en savoir plus sur la génétique des populations françaises